mardi 13 septembre 2011

Images de Palerme

l'église San Fransisco
dans la foccaceria de san fransisco
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l'église du Gèsu
devant la Magione
dans le cloître de S. Giovanni degli Eremiti
chef-d'oeuvre de l'art arabo-normand
quartier de l'Alloro
la cathédrale de Monreale
construction de l'arche de noë
la baie de Palerme

lundi 12 septembre 2011

La dolce vita

Ouh là !! déjà plus d'une semaine que nous n'avons pas donné de nouvelles sur le blog, vous allez croire que sur Datcha on se la coule douce, et bien il n'en est rien, pas une minute pour se mettre devant l'ordi !! Depuis quelques jours nous avons en effet un rythme soutenu pour absorber toutes les richesses que propose la Sicile. Et ce n'est qu'un début !

Mais reprenons : mardi dernier 6 septembre, nous quittons la marina de Cagliari en début d'après-midi, avec pas mal de vent (18-20 noeuds pour ceux que cela intéresse) mais dans le bons sens pour nous pousser vers la Sicile. Tout s'annonce donc pas trop mal pour cette petite traversée (30 h au programme). Dans l'après-midi, le vent se maintient, mais ce sont les vagues qui se renforcent au fur et à mesure que l'on s'éloigne des côtes. En fin d'après-midi, un peu de casse (la manille de retenue de l'écoute de GV, si c'est du chinois, dites-le nous...) à cause d'un empannage non contrôlé. Il faut dire que ça bouge pas mal... Nous réduisons les voiles pour la nuit, et c'est parti pour des heures à caracoler dans le noir (la lune se couche vers 3 h du mat, beau mais angoissant). Datcha fait à la fois des mouvements de roulis et de tanguage, le bonheur quoi ! Nous sommes  cependant satisfaits de ne pas faire de moteur, alors, rien d'idéal en ce bas-monde !
on arrive en Sicile !

Et c'est une grande joie de voir à l'horizon les rivages de la Sicile en milieu de journée mercredi. Comme pour la Sardaigne, nous choisissons d'aborder cette grande île par un petit confetti juste au large, et c'est devant Levanzo (une des 3 îles Egadi, au NOuest de la Sicile) que nous passons une nuit (pas trop bonne) au mouillage.  Le lendemain, petite visite à terre, c'est très joli, propret, on craque !
le petit port de Levanzo
c'est pas mignon ?


Cela nous met en appétit pour la découverte de la Sicile (vous savez, le ballon de foot dégonflé comme disent les filles) et, dans l'après-midi, nous reprenons la route pour quelques heures.

On nous a déconseillé Trapani, pourtant le port le plus prôche sur la côte, car sale et cher, et nous allons explorer un peu plus loin sur la côte nord pour jeter l'ancre devant le port de Castellmarre del Golfo. L'émerveillement continue, un bijou de petite cité nichée au pied d'un mont, une image de carte postale certes, mais dont on ne se lasse pas !

Vendredi 9 septembre, Henry ayant des envies de se frotter aux Fangio locaux, nous comprimons une fois de plus les filles  (pas bien grande la Fiat Punto !) et direction Ségeste où nous apprécions le premier d'une longue série de temples. Reconstruit (because tremblements de terres), il s'impose cependant de manière éternelle dans ce paysage intemporel, avec des dimensions si harmonieuses et majestueuses qu'on est saisi en le découvrant (c'est bien écrit, non ?). Sur le même site, le théâtre antique est époustouflant car on aperçoit la mer derrière les collines, que rêver de mieux comme décor ?


le temple de Ségeste
parfait exemple de colonne dorique
le théâtre de Ségeste


Dans l'après-midi, nous avançons dans le temps en visitant Erice, petite ville médiévale au sommet d'une montagne dominant la mer. Bien mise en valeur, sans être trop "léchée", nous sommes séduits ! Rencontre inédite et marquante avec un prêtre burkinabe étudiant à Rome...

vue des îles Egadi, depuis la route d'Erice
la Chiesa Matrice d'Erice
pause à Erice
une spécialité sicilienne : les massepains (avec une pensée toute spéciale pour Grand-Père, qui apprécierait !)


Et pour clore cette bonne journée, la route nous conduit tout naturellement vers Marsala où c'est par hasard, au détour d'une rue, que nous nous trouvons dans l'entrepôt de la famille Arini, dont un des fils, Giuseppe, nous fait découvrir la production familiale. Nous sommes étonnés par le côté très artisanal et loin des normes françaises des exploitations viticoles, mais  deux heures plus tard, emballés à la fois par le vin et par la famille Arini, nous repartons tout guillerets avec quelques bouteilles en plus pour lester les fonds de Datcha !

chez le tonnelier, voisin du viticulteur
la pose des étiquettes

Etape suivante, samedi 10 septembre (on essaie quand même de se raccrocher à quelques dates...) du moteur car pas de vent (ou plutôt si, mais, cela faisait longtemps, dans le nez !)pour atteindre une toute petite station balnéaire, Sferracavallo, juste avant le Capo Gallo. Longue baignade, puis balade à terre.
 Un restau improvisé (tables en plastique, assiettes, verrres et couverts aussi) devant le port nous attire : un  petit père cuisine des fruits de mer, nous ne résistons pas, persuadés que la "cuenta" sera aussi courte que la vaisselle, mais ce sont en fait les prix d'un restau classique, voire plus car on paie le cadre sans doute ! C'est la 2ème fois qu'on se fait prendre (à Castellammare également), promis désormais nous nous en tiendrons au Gault & Millau !

tout est dans le geste

de l'art de découper les poulpes
p'tit-déj à Sferracavallo

Depuis dimanche nous sommes à Palerme, que nous avons déjà pas mal arpentée (les photos vont suivre). Le matin nous avons mouillé l'ancre devant un petit port (cela devient notre spécialité...) juste au nord de la baie (Arenella). Vers midi, nous arrivons devant l'église San Francesco d'Assisi, la messe débute, impeccable, et pendant une heure, bercés par cette si belle langue italienne,  nous suivons le rite dominical exactement semblable à celui auquel nous assistions en France, vive l'Eglise universelle ! Manquent seulement les chants de l'Emmanuel...

Grâce aux bonnes adresses de Christophe T. (comment, vous ne connaissez pas encore "ItalieLoc'Appart" ?!), nous déjeunons de sandwichs au ris de veau dans l'Antico Foccaceria juste en face de l'église. Puis grande balade dans les ruelles de la capitale.  Tout est impressionnant : la beauté de chaque monument, place, fontaine, église, mais aussi la saleté  ! Les filles ne traînent pas trop la patte, on arrive à les motiver avec les "gelati", et c'est rétamés mais culturellement comblés que nous retrouvons Datcha à la place où nous l'avions quitté (ouf, qu'il a pas bougé, comme dirait Rose...).

Aujourd'hui, quelques travaux sur le bateau, puis on continue les visites avec la superbe cathédrale de Monreale cette après-midi (malheureusement le cloître était fermé...).

C'est bien arrimés dans la marina Albaria de Palerme (nous nous embourgeoisons...) que nous vous envoyons toute notre affection et/ou amitié, avec un salut tout spécial pour Armelle, Mériadec et Eric de la classe extra-ordinaire du Cours Jean-Paul II, avec qui (et leur maîtresses Véronique !) nous aimerions bien essayer d'avoir un lien particulier cette année ! A suivre ! Ciao, ciao !!

dimanche 11 septembre 2011

De la part de Rose

Ce que j'aime : les glaces, les restaurants, nager avec mes palmes,...
Ce que je n'aime pas : rien...

De la part de Louise

     bonjour  la france
j'ai  pas trop  aimé  le golfe  de Gascogne.on a  dormi  toute  les  quatre  à  l'arrière  et  on  avait  toute  mal  au  ventre.j'aime  bien  le  bateau  quand  ça  bouge  pas  trop.ce  que  j'aime  beaucoup  c'est  nager.j'aime  beaucoup  faire  des  promenades  et  découvrir  des  jolies  chose.  ce  qui  est bien  c'est  d'être  tout  le  temps  avec  papa  et  maman  et  les  soeurs.sur  le  bateau  je  lis  beaucoup  j'ai  fini  la  collection  du  petit  nicolas,  je  fais  de  l'anglais,  des  dessin  de  la  peinture  je  joue  avec  mes  soeurs  ,du  canvas  du  bricolage.mon  meilleur  souvenir  c'etait  le  temple  qu'on  a  vu  qui  etait   grand   et  beau  et  mon  pire  souvenir  c'était  les  piqures  de  méduses.on  rencontre  des  gens  qui  sont  très  gentils  avec  nous  comme  une  dame  qui  nous  a  caressé  le  visage  et  elle  nous  disait  qué  bella.je  suis  pas  trop  mécontente  de  pas  me  lever  très  tôt  le  matin  pour  aller  a  lécole  gros  bisous  a  tous.

De la part de Violette

                                                   coucou mes amis
Vous me manquez beaucoup et j'espére vous allez bien.Moi dans le bateau c'est génial !Mais au début je n'ai pas aimé le golfe de Gascogne parce-que il y avait beaucoup de vent et de vagues. On était toute les quatre dans la même cabine.Il y avait un appareil qui sonnait  tout le temps.J'aime pas trop les nuit en mer quand y'a du vent parce-que ça fait quelques fois des roulis-boulis et j'arrive pas à dormir.Mais j'aime celles où y'a pas de vent.
Tout les jours sont differents c'est ça qui est super. Journée en mer tranquille: un peu d'anglais de français(dans les cahiers que maman a acheté) . ou journée au mouillage(ou au port) balade dans les sortes de petite montagne dans les villages.La mer est chaude et je vois pleins de poissons avec mon masque et mes palmes .
J'ai beaucoup aimé Tavira (au  Portugal) avec son avancée de mer et son ile au milieu et puis dans la petite ville il y avait un pont qui datait des Romains !
A Lisbonne il y avait d'excellents  pasteis dé nata. A Porto on est sur le pont construit part  Eiffel. A Caglari on a rencontré Anna et Franco, très gentils avec nous.Papa a loué une voiture pour aller à l'interieur des terres. On a dormi dans une maison que des gens louaient.On s'est promené et on a pique-niqué dans une immense grotte à l'abri de la pluie.
Après on est arrivé en Sicile dans des port très mignons. On commencera les cours à Crotone dans une semaine .J'espére que la rentrée s'est bien passée pour vous et je vous embrasse bien fort

Violette

lundi 5 septembre 2011

La Sardaigne et le thon

Après moult tergiversations, nous quittons San Jordi (SO de Majorque) dimanche matin 28 août pour une traversée prévue de 2 jours et 2 nuits vers le Sud de la Sardaigne. Nous restons sur notre faim quant à la découverte des Baléares, que nous n'avons fait qu'effleurer, mais nous sommes poussés à avancer si nous ne voulons pas arriver trop tard en Mer Egée, et d'autre part les conditions météo s'annoncent clémentes, alors allons-y !
ça avance quand même
la cambuse

Les journées en mer s'écoulent finalement relativement vite, les filles s'occupent plutôt bien entre les baignades en pleine mer (on stoppe le bateau à ce moment-là, mais mieux vaut ne pas trop se poser de question quand il y a plus de 2000 m de fond...), les parties de cartes, la préparation des repas, le film quotidien (en ce moment elles se régalent avec la série des "Gendarmes et gendarmettes", Rose imite d'ailleurs très bien Louis de Funès !), les disputes... donc tout va bien pour elles ! C'est Marguerite qui est toujours la moins à l'aise, sujette au mal au coeur (même si cela s'arrange), et ayant plus de mal à trouver des occupations. Les trois autres peuvent passer des heures à s'inventer des histoires en partant de 3 fois rien, et elles nous épatent par leur capacité d'adaptation. Nous pensons cependant avec admiration aux familles qui ont fait des traversées de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avec enfants, cela nous paraitrait  trop difficile à gérer !



Pour les parents, le plus pesant ce sont les nuits, avec 2 "quarts" de 3 heures environ, où l'on est censé non pas tenir la barre (le pilote automatique se débrouille très bien !), ni régler les voiles (sauf changement de vent) mais surveiller qu'il n'y ait pas d'obstacle sur notre trajectoire... en pleine mer ce sont les tankers et autres cargos, relativement fréquents en Méditerranée (contrairement à une traversée de l'Atlantique où l'on ne croise quasiment pas un bateau, dixit Henry). Nous ne sommes pas équipés de radar, et comme Datcha ne va pas très vite, un coup d'oeil à l'horizon suffit toutes les 20 minutes environ. Et là, au milieu de la nuit, une lumière qui s'approche, quel sorte de bateau est-ce ? va-t-il dans notre direction ? à quelle vitesse ? Heureusement, la navigation à voile n'est plus ce qu'elle était, et nous avons un logiciel absolument génial (AIS) qui positionne sur l'écran de l'ordinateur (dans le carré) les bateaux qui se trouvent dans notre périmètre, et  l'éventuelle route de collision que nous faisons avec eux. C'est très rassurant, mais nous ne voyons sur l'écran que les bateaux répertoriés (obligatoire pour les plus grands navires) mais pas forcément les voiliers comme nous (il faut payer pour être vu...) et cela oblige donc quand même à veiller ! Henry s'installe dans le cockpit avec son oreiller et arrive à somnoler et à se réveiller toutes les 20 mn... Astrid bouquine (merci les amis pour les super bouquins, c'est un régal !), incapable de fermer l'oeil (pas très rassurée non plus quand c'est le quart d'Henry !) Mais ça y est, l'aube se lève, le lever de soleil est merveilleux et l'on oublie vite les heures angoissantes de la nuit.
on arrive en Sardaigne !


Mardi 30 août au matin, nous abordons une petite île au SO de la Sardaigne, San Pietro, (Saint Pierre aurait appris aux habitants à pêcher le thon), jetons l'ancre dans une jolie cala et trouvons un bus pour la "capitale" Carloforte. Les habitants de l'île revendiquent  une identité culturelle forte car une bonne partie est originaire de Gênes (d'où ils ont gardé un dialecte original) et aussi car ils ont connu une période où ils ont été faits prisonniers par des pirates d'Afrique du Nord.
mouillage au S de l'île S.Pietro
Carloforte


L'après-midi est consacré à la baignade et à l'exploration de grottes accessibles uniquement par la mer. Nuit à un mouillage bien abrité. La côte sud de la Sardaigne est très préservée, on y trouve peu de constructions et remarquablement bien intégrées dans le paysage.


aimez-vous le bleu ?

Après une étape dans une baie aux plages paradisiaques (Teulada), nous arrivons à Cagliari jeudi après-midi (1er septembre). Datcha est amarré après quelques manoeuvres de port hasardeuses : pas évident de glisser le bateau en marche arrière entre 2 autres voiliers, avec un bon vent de côté, sans moteur d'étrave... heureusement plusieurs plaisanciers étaient sur le quai prêts à nous aider, mais cela fait aussi un certain public... La Marina del Sole, recommandée par d'autres navigateurs, est très fréquentée car pas trop cher et l'accueil, un peu folklorique (un vieux loup de mer, style Capitaine Crochet, s'en occupe avec ses fils qui ont des têtes de bandit sarde...)  est sympathique. On y trouve donc des bateaux de différentes nationalités, et l'ambiance un peu bohême est très agréable. Nous sympathisons avec une famille française (les enfants ont 10, 14 et 15) mais ils partent faire le tour "classique" de l'Atlantique et nous ne nous croiserons plus. Pas sûr que nous rencontrions beaucoup de familles en Méditerranée. Les autres bateaux sont pour la plupart occupés par des "jeunes" retraités qui se partagent souvent entre le bateau et la maison principale, ça fait rêver Henry... 

Vendredi, rangement et nettoyage du bateau, puis visite de Cagliari avec la ville ancienne "haute", très haute décidément surtout par cette chaleur étouffante.

nos 4 lions à Cagliari
Marguerite, notre lion préféré
du bastion St Rémi, à Cagliari


ET c'est très contents que samedi 2 septembre nous quittons le bateau pour redécouvrir les charmes du bitume ! Nous entassons les filles dans une petite Ford (nous n'avons jamais eu une voiture aussi sophistiquée !) et commençons le WE par un déjeuner "molto simpatico" chez Franco et Anna, les parents de Mario, un ami sarde rencontré il y a quelques années à Nantes.  Leur accueil est formidable, ils nous gâtent comme ils le font avec leurs enfants qui sont loin et leur manquent. Leur autre fils a épousé une Espagnole et travaille aux Canaries. Ils nous expliquent qu'il n'y a pas de travail en Sardaigne, à part dans l'hôtellerie mais cela dure 3 mois.  Excellent repas avec au moins 3 préparations de thon (mariné, salé, à l'huile) et une tarte à la ricotta "trop bonne". C'est le bonheur, l'Italie ! Nous aimons aussi beaucoup leur façon de voir les choses : "tranquile" toutes les 2 phrases en moyenne, et "tutto va bene", une nouvelle philosophie pour Datcha ?

avec Anna et Franco


Depuis 2 jours nous sommes à l'intérieur des terres et découvrons l'arrière-pays montagneux. C'est très beau, et surtout cela fait du bien de voir du vert ! Nous pensons repartir mardi 6 septembre pour la Sicile (un jour et une nuit de nav).


à la sortie de la messe


à Nuoro
une grotte de la vallée du Laithano
vert olive
il y a beaucoup de sites préhistoriques en Sardaigne

Ces derniers temps nous pensons très fort à tous ceux qui ont repris ou reprennent le travail ces jours-ci, et nous vous envoyons plein de soleil et de chaleur !